Dans notre dernière newsletter, nous vous avons demandé ce qui vous freine, ou vous motive, à acheter un bien immobilier. Quatre réponses possibles, quatre réalités bien différentes. Voici ce que disent les chiffres derrière chacune d’elles.
A — « J’achète dès que possible, les prix baissent »
Cette réponse s’appuie sur un fait réel. Selon l’indice notaires-Insee, les prix de l’immobilier ancien reculent de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026, tirés vers le bas par les maisons individuelles, en baisse de 1,3 %.
Ce recul reste toutefois modéré, et les notaires anticipent une légère remontée d’ici la fin de l’année. Acheter maintenant peut donc profiter d’une fenêtre de prix encore favorable, mais elle ne restera pas nécessairement ouverte longtemps.
B — « J’attends 2027 en espérant de meilleurs taux »
Cette réponse repose sur un pari qui, à ce jour, ne trouve guère de soutien chez les professionnels. Selon le baromètre CAFPI 2026, 95 % des Français ne croient plus à une baisse des taux de crédit immobilier d’ici la fin de l’année.
Les taux remontent depuis la mi-août, portés par une OAT à 10 ans au plus haut depuis 2008-2009. Attendre 2027 en espérant des conditions meilleures va donc à contre-courant du consensus actuel, sans garantie que la situation s’inverse d’ici là.
C — « Je préfère louer, l’achat n’est plus rentable »
Les chiffres nuancent cette idée. Selon CAFPI, la durée moyenne nécessaire pour rentabiliser un achat immobilier de 70 m² est tombée à 12 ans et 3 mois à l’échelle nationale, contre 14 ans et 8 mois en 2024.
La rentabilité de l’achat s’est donc plutôt améliorée récemment, portée par le recul des prix dans plusieurs villes. Elle reste cependant très inégale selon la localisation, et dépend surtout de la durée pendant laquelle vous prévoyez de rester dans le bien.
D — « Je ne sais pas, j’ai besoin d’y voir plus clair »
Cette hésitation est légitime. Début septembre 2026, les baromètres des courtiers eux-mêmes ne s’accordent pas : les taux moyens sur 20 ans vont de 3,40 % chez Meilleurtaux à 3,54 % chez Pretto, un écart de 0,14 point selon la source consultée.
Face à des chiffres qui varient d’un courtier à l’autre et à un marché qui change de rythme depuis la rentrée, prendre le temps de comparer plusieurs simulations reste une approche raisonnable avant de s’engager.
Ces quatre réponses reflètent des réalités différentes, mais aucune n’est fausse en soi. Pour aller plus loin sur les taux, les prix et le calcul qui doit guider votre décision, retrouvez notre dossier complet : « Immobilier : faut-il acheter en 2026 ou attendre 2027 ? »
Et vous, laquelle de ces quatre réponses correspond le mieux à votre situation ? Dites-le-nous en commentaire.



