Retraite : les 5 placements pour vous faire un revenu en plus

72 % des actifs français anticipent une baisse de leur niveau de vie à la retraite. Ce chiffre monte à 94 % en Centre-Val de Loire. Et pourtant, la grande majorité attend — sans rien faire. Si vous avez entre 35 et 60 ans, chaque année d'inaction a un coût réel. Voici les cinq placements qui construisent un revenu complémentaire, classés par horizon et par accessibilité. N°1 — Le PER : l'outil le plus puissant fiscalement Le Plan d'épargne retraite est le seul placement qui réduit vos impôts aujourd'hui tout en préparant vos revenus de demain. Chaque versement est déductible de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels nets (plafond 2026 : 35 194 euros). Un contribuable imposé à 30 % qui verse 5 000 euros dans un PER économise 1 500 euros d'impôt la même année. À la retraite, vous récupérez le capital en une fois ou sous forme de rente mensuelle. Le PER assurantiel — à privilégier sur le bancaire — donne accès aux fonds euros garantis en capital (rendement moyen 2,79 % en 2025, contre 2,53 % en 2024) ainsi qu'aux unités de compte pour les profils qui acceptent plus de risque. Les encours dépassent 180 milliards d'euros pour plus de 15 millions de titulaires en 2026. Point de vigilance : les sommes sont bloquées jusqu'à la retraite, sauf cas exceptionnels (achat de résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement). C'est un outil de long terme, pas une épargne de précaution. Source : Légifrance — articles L224-1 et suivants du Code monétaire et financier (PER). Meilleurtaux Placement — données encours et rendements PER 2025, publiées mai 2026. N°2 — L'assurance-vie : la liberté avant tout L'assurance-vie reste le placement préféré des Français avec plus de 2 000 milliards d'euros d'encours. Sa force, c'est la liquidité : vous pouvez retirer à tout moment, contrairement au PER. Après 8 ans de détention, un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple) s'applique sur vos gains — seuls les gains sont imposés, pas le capital retiré. À la retraite, l'assurance-vie génère des revenus complémentaires sous forme de rachats programmés mensuels. C'est le mécanisme le plus souple. Vous choisissez le montant, la fréquence, et vous pouvez arrêter à tout moment. Le fonds euros affiche un rendement moyen de 2,6 % brut en 2025. Certains contrats proposent des fonds euros boostés ciblant 4,5 à 5 % net sous conditions. Conseil pratique : ouvrir un contrat tôt — même avec de petits versements — fait démarrer le compteur des 8 ans. Un contrat ouvert à 40 ans est fiscalement optimisé dès 48 ans. N°3 — L'immobilier locatif : le revenu mensuel concret Un bien locatif génère un loyer chaque mois. C'est le revenu complémentaire le plus tangible et le plus compris par les Français. Les loyers sont indexés sur l'IRL, l'indice de référence des loyers publié trimestriellement par l'INSEE — ce qui protège mécaniquement contre l'inflation. L'immobilier locatif supporte des contraintes réelles : apport, crédit, gestion, charges, fiscalité des revenus fonciers. La règle HCSF limite le taux d'endettement à 35 % des revenus. Mais un bien remboursé avant la retraite devient un revenu pur — sans dette. C'est la logique de beaucoup de ménages qui investissent à 40 ans pour encaisser à 65. Alternative sans contrainte de gestion : les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) reversent des loyers trimestriels sans que vous gériez un bien. Le rendement moyen des SCPI s'est établi autour de 4,5 % en 2024 selon l'ASPIM. Source : ASPIM — rapport annuel SCPI 2024. INSEE — IRL T4 2025 : +2,47 % sur un an. N°4 — Les ETF indiciels : la performance long terme Sur dix ans, les marchés actions battent tous les autres placements. Un ETF répliquant le MSCI World a progressé en moyenne de 10 % par an sur les vingt dernières années. Cette performance compense largement la volatilité court terme pour un investisseur qui ne touche pas à son capital pendant dix ans ou plus. Via un PEA, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu après cinq ans de détention (seuls les prélèvements sociaux à 17,2 % restent dus). Le PEA plafonne à 150 000 euros de versements. Pour les montants supérieurs, le compte-titres ordinaire prend le relais avec le PFU à 31,4 %. Point de vigilance : les ETF actions ne conviennent qu'à un horizon d'au moins 7 à 10 ans. Un investisseur à 3 ans de la retraite ne devrait pas y placer ses liquidités de précaution. N°5 — Les métaux précieux : l'assurance contre les crises L'or et l'argent ne versent pas de loyer ni de coupon. Leur rôle dans un portefeuille retraite est différent : protéger contre la dépréciation monétaire et décorréler une partie du patrimoine des marchés financiers. L'or a progressé de 70 % en douze mois. Sur dix ans, la hausse dépasse 300 %. Les spécialistes de la gestion de patrimoine mentionnent une fourchette de 5 à 10 % du portefeuille global en métaux précieux — suffisant pour amortir une crise, insuffisant pour mettre en péril l'allocation si les cours corrigent. L'or physique est exonéré de TVA à l'achat et hors IFI. Des solutions numériques permettent aujourd'hui d'accéder à l'or et à l'argent physiques dès 1 euro, avec une carte de paiement adossée au compte métal — sans contrainte de stockage ni de revente manuelle. La règle d'or : combiner, pas choisir Aucun de ces cinq placements ne suffit seul. Leur force vient de leur complémentarité. Le PER réduit l'impôt aujourd'hui. L'assurance-vie apporte la liquidité. L'immobilier génère un revenu mensuel prévisible. Les ETF construisent le capital sur le long terme. Les métaux précieux protègent contre les crises. La bonne allocation dépend de votre âge, de votre tranche d'imposition, de votre horizon et de votre tolérance au risque. Une chose est certaine : le pire placement pour la retraite, c'est le compte courant. L'argent qui dort ne travaille pas.

72 % des actifs français anticipent une baisse de leur niveau de vie à la retraite. Et pourtant, la grande majorité attend — sans rien faire.

Si vous avez entre 35 et 60 ans, chaque année d’inaction a un coût réel. Voici les cinq placements qui construisent un revenu complémentaire, classés par horizon et par accessibilité.

N°1 — Le PER : l’outil le plus puissant fiscalement

Le Plan d’épargne retraite est le seul placement qui réduit vos impôts aujourd’hui tout en préparant vos revenus de demain. Chaque versement est déductible de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels nets (plafond 2026 : 35 194 euros). Un contribuable imposé à 30 % qui verse 5 000 euros dans un PER économise 1 500 euros d’impôt la même année.

À la retraite, vous récupérez le capital en une fois ou sous forme de rente mensuelle. Le PER assurantiel — à privilégier sur le bancaire — donne accès aux fonds euros garantis en capital (rendement moyen 2,79 % en 2025, contre 2,53 % en 2024) ainsi qu’aux unités de compte pour les profils qui acceptent plus de risque. Les encours dépassent 180 milliards d’euros pour plus de 15 millions de titulaires en 2026.

Point de vigilance : les sommes sont bloquées jusqu’à la retraite, sauf cas exceptionnels (achat de résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement). C’est un outil de long terme, pas une épargne de précaution.

Source : Légifrance — articles L224-1 et suivants du Code monétaire et financier (PER). Meilleurtaux Placement — données encours et rendements PER 2025, publiées mai 2026.

N°2 — L’assurance-vie : la liberté avant tout

L’assurance-vie reste le placement préféré des Français avec plus de 2 000 milliards d’euros d’encours. Sa force, c’est la liquidité : vous pouvez retirer à tout moment, contrairement au PER. Après 8 ans de détention, un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple) s’applique sur vos gains — seuls les gains sont imposés, pas le capital retiré.

À la retraite, l’assurance-vie génère des revenus complémentaires sous forme de rachats programmés mensuels. C’est le mécanisme le plus souple. Vous choisissez le montant, la fréquence, et vous pouvez arrêter à tout moment. Le fonds euros affiche un rendement moyen de 2,6 % brut en 2025. Certains contrats proposent des fonds euros boostés ciblant 4,5 à 5 % net sous conditions.

Conseil pratique : ouvrir un contrat tôt — même avec de petits versements — fait démarrer le compteur des 8 ans. Un contrat ouvert à 40 ans est fiscalement optimisé dès 48 ans.

N°3 — L’immobilier locatif : le revenu mensuel concret

Un bien locatif génère un loyer chaque mois. C’est le revenu complémentaire le plus tangible et le plus compris par les Français. Les loyers sont indexés sur l’IRL, l’indice de référence des loyers publié trimestriellement par l’INSEE — ce qui protège mécaniquement contre l’inflation.

L’immobilier locatif supporte des contraintes réelles : apport, crédit, gestion, charges, fiscalité des revenus fonciers. La règle HCSF limite le taux d’endettement à 35 % des revenus. Mais un bien remboursé avant la retraite devient un revenu pur — sans dette. C’est la logique de beaucoup de ménages qui investissent à 40 ans pour encaisser à 65.

Alternative sans contrainte de gestion : les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) reversent des loyers trimestriels sans que vous gériez un bien. Le rendement moyen des SCPI s’est établi autour de 4,5 % en 2024 selon l’ASPIM.

Source : ASPIM — rapport annuel SCPI 2024. INSEE — IRL T4 2025 : +2,47 % sur un an.

N°4 — Les ETF indiciels : la performance long terme

Sur dix ans, les marchés actions battent tous les autres placements. Un ETF répliquant le MSCI World a progressé en moyenne de 10 % par an sur les vingt dernières années. Cette performance compense largement la volatilité court terme pour un investisseur qui ne touche pas à son capital pendant dix ans ou plus.

Via un PEA, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention (seuls les prélèvements sociaux à 17,2 % restent dus). Le PEA plafonne à 150 000 euros de versements. Pour les montants supérieurs, le compte-titres ordinaire prend le relais avec le PFU à 31,4 %.

Point de vigilance : les ETF actions ne conviennent qu’à un horizon d’au moins 7 à 10 ans. Un investisseur à 3 ans de la retraite ne devrait pas y placer ses liquidités de précaution.

N°5 — Les métaux précieux : l’assurance contre les crises

L’or et l’argent ne versent pas de loyer ni de coupon. Leur rôle dans un portefeuille retraite est différent : protéger contre la dépréciation monétaire et décorréler une partie du patrimoine des marchés financiers. L’or a progressé de 70 % en douze mois. Sur dix ans, la hausse dépasse 300 %.

Les spécialistes de la gestion de patrimoine mentionnent une fourchette de 5 à 10 % du portefeuille global en métaux précieux — suffisant pour amortir une crise, insuffisant pour mettre en péril l’allocation si les cours corrigent. L’or physique est exonéré de TVA à l’achat et hors IFI.

Des solutions numériques permettent aujourd’hui d’accéder à l’or et à l’argent physiques dès 1 euro, avec une carte de paiement adossée au compte métal — sans contrainte de stockage ni de revente manuelle.

La règle d’or : combiner, pas choisir

Aucun de ces cinq placements ne suffit seul. Leur force vient de leur complémentarité. Le PER réduit l’impôt aujourd’hui. L’assurance-vie apporte la liquidité. L’immobilier génère un revenu mensuel prévisible. Les ETF construisent le capital sur le long terme. Les métaux précieux protègent contre les crises.

La bonne allocation dépend de votre âge, de votre tranche d’imposition, de votre horizon et de votre tolérance au risque. Une chose est certaine : le pire placement pour la retraite, c’est le compte courant. L’argent qui dort ne travaille pas.

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