Depuis le 1er février 2026, les taux de l’épargne réglementée ont été révisés à la baisse. Livret A, LEP, LDDS, PEL, fonds euros en assurance-vie : les niveaux de rémunération varient significativement d’un produit à l’autre.
Voici les chiffres officiels en vigueur ce mois-ci, avec leur fiscalité respective, pour que chaque épargnant puisse les comparer à sa propre situation.
Les taux officiels en vigueur en mars 2026
| Produit | Taux brut | Fiscalité | Plafond |
| Livret A | 1,5 % net | Exonéré IR et PS | 22 950 € |
| LDDS | 1,5 % net | Exonéré IR et PS | 12 000 € |
| LEP * | 2,5 % net | Exonéré IR et PS | 10 000 € |
| PEL (ouvert en 2026) | 2 % brut / 1,4 % net | Flat tax 30 % | 61 200 € |
| CEL | 1 % brut | Flat tax 30 % | 15 300 € |
| Fonds euros (assurance-vie) | ~2,6 % brut (2024) | PS 17,2 % + IR selon durée | Sans plafond |
Sources : arrêté du 28 janvier 2026 (JO), Ministère de l’Économie (communiqué du 15 janvier 2026), ACPR (fonds euros 2024). * LEP soumis à conditions de ressources. IR = impôt sur le revenu. PS = prélèvements sociaux (17,2 %).
Ce que ces taux signifient concrètement face à l’inflation
L’inflation annuelle s’établissait à 0,9 % sur l’ensemble de l’année 2025, selon l’INSEE. En février 2026, le glissement annuel des prix était de 1,0 % (estimation provisoire INSEE du 27 février 2026). À ce niveau, les livrets exonérés d’impôt dont le taux net dépasse 1 % préservent le pouvoir d’achat de l’épargne, au sens strict. Pour les produits fiscalisés, c’est le taux net après prélèvements qu’il convient de comparer à l’inflation, et non le taux brut affiché.
Le taux du Livret A restera à 1,5 % jusqu’au 31 juillet 2026. La prochaine révision est fixée au 1er août 2026. À cette date, la formule de calcul réglementaire — définie par l’arrêté du 27 janvier 2021 et basée sur l’inflation et les taux monétaires courts — conduira à une réévaluation dont le résultat ne peut pas être déterminé avec certitude à ce stade.
Ce que la loi garantit — et ce qu’elle ne garantit pas
Tous les produits listés dans le tableau partagent une caractéristique fondamentale : l’absence de risque de perte en capital. Pour les livrets réglementés, cette garantie est d’origine légale et couverte par l’État. Pour les fonds en euros en assurance-vie, elle est contractuelle et portée par l’assureur, dans le cadre de la réglementation prudentielle fixée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).
Cette sécurité a une contrepartie : les rendements sont plafonnés et, pour les livrets réglementés, fixés par arrêté ministériel sur recommandation de la Banque de France. Les taux sont révisés deux fois par an pour le Livret A, le LEP, le LDDS et le CEL (au 1er février et au 1er août), et à chaque nouvelle ouverture pour le PEL. Les conditions d’éligibilité, les justificatifs requis et les modalités de souscription de chaque produit sont détaillés sur Service-Public.fr. La prochaine révision des taux des livrets réglementés est fixée au 1er août 2026.
Ces chiffres sont publics, consultables en libre accès et mis à jour par les autorités compétentes à chaque révision. Aucun de ces produits ne comporte de risque de perte en capital — c’est leur caractéristique commune, et la seule base de comparaison que cet article entend établir.



