Le niveau de vie moyen des retraités va continuer à reculer par rapport à celui des actifs. C’est ce que confirme le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites. Voici ce que ça signifie concrètement, et les leviers qui permettent de l’anticiper.
Un décrochage confirmé par les projections officielles
Le Conseil d’orientation des retraites a publié son rapport annuel le 11 juin 2026. Il confirme une baisse progressive du taux de remplacement, c’est-à-dire la part du dernier revenu d’activité que représente la pension.
Pour un salarié non cadre du privé, ce taux atteignait environ 75 % pour les générations nées dans les années 1950. Il devrait tomber à près de 69 % pour celles nées en 2000. La baisse serait plus marquée encore pour certains fonctionnaires, notamment ceux de catégorie B, dont le taux se stabiliserait autour de 56 %.
LE TAUX DE REMPLACEMENT EN RECUL
Part du dernier revenu conservée à la retraite, selon le profil
Source : Conseil d’orientation des retraites, rapport annuel, juin 2026
Miser sur la durée de carrière
Deux mécanismes officiels permettent d’agir directement sur le montant de la pension. Le rachat de trimestres consiste à racheter des périodes non cotisées, comme des années d’études, pour compléter sa durée d’assurance. Son coût dépend de l’âge et des revenus au moment de la demande, et le montant versé reste déductible du revenu professionnel imposable.
La surcote, elle, récompense les trimestres travaillés au-delà de l’âge légal et de la durée requise pour le taux plein : chaque trimestre supplémentaire majore la pension de base de 1,25 %, sans plafond.
LE LEVIER DE LA SURCOTE
+1,25 %C’est la majoration de la pension de base pour chaque trimestre travaillé au-delà de l’âge légal et du taux plein, sans plafond.
Source : Service-Public.fr, 2026
Se constituer une épargne dédiée
Le Plan d’épargne retraite reste l’outil conçu spécifiquement pour compléter les pensions du système obligatoire. L’assurance-vie et l’immobilier locatif peuvent également jouer ce rôle, avec des équilibres différents entre rendement, liquidité et fiscalité.
Le choix entre ces solutions dépend surtout de l’horizon de placement et de la capacité d’épargne de chacun, sans qu’une option s’impose systématiquement sur les autres.
Anticiper ses dépenses futures
Le cumul emploi-retraite, refondu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, permet de continuer à travailler après la liquidation de sa pension tout en générant de nouveaux revenus.
Au-delà des revenus, anticiper cette baisse suppose aussi de revoir son budget avant le départ : charges de logement, crédits en cours, dépenses de santé. Un écart anticipé se prépare plus facilement qu’un écart découvert une fois la pension versée.
LES LEVIERS À CONSIDÉRER
4 pistes pour anticiper la baisse de niveau de vie
Source : Le Bas de Laine, 2026
Aucun de ces leviers ne compense à lui seul la baisse annoncée par le COR. Combinés, et anticipés suffisamment tôt, ils permettent d’en atténuer sensiblement l’impact sur le niveau de vie.
Avez-vous déjà commencé à anticiper cette baisse de revenus ? Dites-nous comment en commentaire.



