L’inflation a bondi à +1,7 % sur un an en mars 2026, selon l’INSEE — contre +0,9 % en février. L’énergie en est le principal moteur.
Mais l’alimentation, les services, le tabac suivent. Voici cinq façons concrètes de ne pas laisser l’inflation grignoter votre épargne.
Épargne réglementée : priorité au LEP
Le Livret d’épargne populaire (LEP) est la solution la plus efficace pour les ménages éligibles. Son taux s’établit à 2,5 % net depuis le 1er février 2026, soit le double du Livret A (1,5 %) et plus du taux d’inflation actuel. Il est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 22 419 euros pour une personne seule. Le plafond de dépôt est de 10 000 euros.
Le Livret A reste utile comme réserve de précaution jusqu’à 22 950 euros. Ses intérêts sont totalement exonérés, mais son taux à 1,5 % ne couvre plus l’inflation de mars 2026. C’est un filet, pas un moteur.
Source : Légifrance — arrêté du 28 janvier 2026, taux applicables au 1er février 2026. Ministère de l’Économie.
Or et argent : les actifs refuges
L’or a progressé de près de 70 % en douze mois. Il dépasse 5 000 dollars l’once en 2026. Sa corrélation très faible avec les marchés actions et son statut de valeur refuge en font un outil de protection structurel contre l’inflation longue durée. L’argent suit une trajectoire similaire.
Détenir des métaux précieux en physique reste complexe : stockage, assurance, fiscalité à la revente. Des solutions numériques simplifient l’accès. Veracash, par exemple, propose un compte en or, argent et diamant adossé à des actifs physiques stockés, avec une carte Mastercard pour dépenser directement en euros depuis ce compte — sans avoir à gérer les échanges manuels.
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Immobilier, actions et assurance-vie
L’immobilier locatif reste une protection classique contre l’inflation. Les loyers sont indexés sur l’IRL (indice de référence des loyers), publié chaque trimestre par l’INSEE. Attention toutefois : l’accès au crédit reste conditionné aux critères HCSF (taux d’effort à 35 %) et les charges de copropriété s’accélèrent également sous l’effet de l’inflation.
Les fonds euros de l’assurance-vie affichent un rendement moyen de 2,6 % brut en 2024, selon l’ACPR. Ce niveau reste légèrement supérieur à l’inflation sous-jacente (1,1 % en mars), mais inférieur à l’inflation globale (1,7 %). Ils conviennent à un horizon moyen terme, combinés avec des unités de compte.
Les ETF indiciels (CAC 40, MSCI World) offrent la meilleure protection sur longue période. Les actions battent l’inflation sur dix ans dans la quasi-totalité des cycles historiques observés. Ils nécessitent un horizon minimum de cinq à sept ans et une capacité à supporter les fluctuations à court terme.
Via un PEA, leur fiscalité est allégée après cinq ans de détention. Aucune solution ne protège seule contre l’inflation dans toutes les configurations. La combinaison fait la différence : une base sécurisée (LEP, fonds euros), un actif refuge (or, argent), et une exposition longue durée aux marchés (actions, immobilier).



